Au terme de sa saison la plus difficile, Fabio Capello a apporté au Real Madrid son 30e titre. Pour y parvenir, l'Italien a su évoluer et fédérer son vestiaire. Mais sera-t-il encore là la saison prochaine ? Loin d'être assuré de son avenir, il prendra sa retraite s'il n'est pas conservé par le Real.
« Donnez-moi cinquante jours et vous allez voir. » Fabio Capello a vite déchanté. Malgré les propos qu'il tenait lors de sa prise de fonction, il aura fallu plusieurs mois pour qu'il impose sa patte et apporte le titre au Real Madrid. Car dix ans après son premier sacre avec le club madrilène, acquis bien avant la dernière journée en 1997, les choses ont cette fois été beaucoup moins simples.
« Il est évident que le niveau de jeu de la première partie de saison ne correspondait pas vraiment aux désirs de nos supporters », avoue encore aujourd'hui Raul. Au point que le tacticien italien a pensé plusieurs fois à jeter l'éponge. Au soir d'une douloureuse défaite contre Huelva (0-3), en décembre dernier, il reconnaît qu'il ne sait « pas quoi faire depuis le banc ». En février, avant le match aller de C1 contre le Bayern, il propose même à ses dirigeants de céder sa place s'ils le jugent incapable de diriger l'équipe.
Autant dire que le 30e titre de champion d'Espagne du Real sonne pour lui comme une revanche personnelle. Car il est difficile de ne pas attribuer à Capello une grande part de ce succès. Alors que l'ère des Galactiques s'était achevée sans le moindre titre (hormis une Supercoupe d'Espagne), il a choisi de sacrifier le spectacle au profit de l'efficacité, quitte à se mettre les socios à dos.
Résultat : le Real, qui a inscrit 66 buts, n'avait jamais aussi peu marqué en une saison depuis 2000 (58). La dernière fois qu'il avait été champion, en 2003, il avait marqué 86 buts. Mais les résultats lui donnent aujourd'hui raison.
« Je me suis trompé sur deux choses »
Pour imposer sa patte, Fabio Capello a aussi dû évoluer. Réputé pour son sens de la discipline et son exigence, l'Italien s'est d'abord mis plusieurs stars à dos : Ronaldo, Antonio Cassano, Raul, Robinho ou Mahamadou Diarra. Le premier a préféré rejoindre le Milan AC alors que le second a été rangé aux oubliettes (seulement 7 matchs cette saison). Les autres se sont finalement rangés du côté de leur entraîneur qui aura eu le mérite de renverser la situation et ramener l'union dans son vestiaire. Son autre mérite aura été d'avoir le courage de reconnaître ses erreurs. « Je me suis trompé sur deux choses, avouait-il au soir du sacre. La première, ne pas avoir renouvelé le contrat de Beckham, et la seconde, avoir mis Beckham à l'écart. »Peu réputé pour être proche de ses joueurs, Capello aura donc finalement réussi en fin de saison à fédérer autour de son projet. Même Raul lui apporte désormais son soutien et avoue l'importance du rôle de l'Italien dans le titre du Real : « Fondamental, tout simplement ! dit sans détour l'emblématique capitaine des Merengue dans France Football. Ce ne fut pas facile pour lui. Il devait apporter un projet neuf et prenait en main des joueurs qui venaient de disputer une Coupe du monde. Je crois qu'il y avait trop d'anxiété dans le groupe. La réussite de Capello a été de nous tranquilliser et de créer cette union de nos talents personnels. C'est un patron, un vrai. Il décide. Mais c'est aussi une personne avec laquelle on peut dialoguer, contrairement à ce qu'on dit de lui en général. »
« Donnez-moi cinquante jours et vous allez voir. » Fabio Capello a vite déchanté. Malgré les propos qu'il tenait lors de sa prise de fonction, il aura fallu plusieurs mois pour qu'il impose sa patte et apporte le titre au Real Madrid. Car dix ans après son premier sacre avec le club madrilène, acquis bien avant la dernière journée en 1997, les choses ont cette fois été beaucoup moins simples.
« Il est évident que le niveau de jeu de la première partie de saison ne correspondait pas vraiment aux désirs de nos supporters », avoue encore aujourd'hui Raul. Au point que le tacticien italien a pensé plusieurs fois à jeter l'éponge. Au soir d'une douloureuse défaite contre Huelva (0-3), en décembre dernier, il reconnaît qu'il ne sait « pas quoi faire depuis le banc ». En février, avant le match aller de C1 contre le Bayern, il propose même à ses dirigeants de céder sa place s'ils le jugent incapable de diriger l'équipe.
Autant dire que le 30e titre de champion d'Espagne du Real sonne pour lui comme une revanche personnelle. Car il est difficile de ne pas attribuer à Capello une grande part de ce succès. Alors que l'ère des Galactiques s'était achevée sans le moindre titre (hormis une Supercoupe d'Espagne), il a choisi de sacrifier le spectacle au profit de l'efficacité, quitte à se mettre les socios à dos.
Résultat : le Real, qui a inscrit 66 buts, n'avait jamais aussi peu marqué en une saison depuis 2000 (58). La dernière fois qu'il avait été champion, en 2003, il avait marqué 86 buts. Mais les résultats lui donnent aujourd'hui raison.
« Je me suis trompé sur deux choses »
Pour imposer sa patte, Fabio Capello a aussi dû évoluer. Réputé pour son sens de la discipline et son exigence, l'Italien s'est d'abord mis plusieurs stars à dos : Ronaldo, Antonio Cassano, Raul, Robinho ou Mahamadou Diarra. Le premier a préféré rejoindre le Milan AC alors que le second a été rangé aux oubliettes (seulement 7 matchs cette saison). Les autres se sont finalement rangés du côté de leur entraîneur qui aura eu le mérite de renverser la situation et ramener l'union dans son vestiaire. Son autre mérite aura été d'avoir le courage de reconnaître ses erreurs. « Je me suis trompé sur deux choses, avouait-il au soir du sacre. La première, ne pas avoir renouvelé le contrat de Beckham, et la seconde, avoir mis Beckham à l'écart. »Peu réputé pour être proche de ses joueurs, Capello aura donc finalement réussi en fin de saison à fédérer autour de son projet. Même Raul lui apporte désormais son soutien et avoue l'importance du rôle de l'Italien dans le titre du Real : « Fondamental, tout simplement ! dit sans détour l'emblématique capitaine des Merengue dans France Football. Ce ne fut pas facile pour lui. Il devait apporter un projet neuf et prenait en main des joueurs qui venaient de disputer une Coupe du monde. Je crois qu'il y avait trop d'anxiété dans le groupe. La réussite de Capello a été de nous tranquilliser et de créer cette union de nos talents personnels. C'est un patron, un vrai. Il décide. Mais c'est aussi une personne avec laquelle on peut dialoguer, contrairement à ce qu'on dit de lui en général. »
Capello sera t-il l'entreneur du Real Madrid La saison Prochaine?
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